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25 juni Jaurès et VianEt aujourd’hui c’est deux pour le prix d’un ! J’avoue que je n’ai pas su choisir entre deux grandes citations de deux auteurs marquants. Elles sont toutes deux très simple à appréhender, et tournent autour d’un sujet proche. Finalement, j’ai pris l’option de vous les donner toutes les deux : « Tout progrès vient de la pensée et il faut donner d'abord aux travailleurs le temps et la force de penser » Jean Jaurès « La vérité n’est pas du côté du plus grand nombre parce qu’on ne veut pas qu’elle y soit. Le jour où le plus grand nombre, par sa culture et ses connaissances sera à même de déterminer lui-même sa vérité, il y a peu de chance pour qu’il se trompe. » Boris Vian
Qu’ajouter à ça ? J’ai énormément d’admiration pour Jaurès et pour Vian. J’imagine, enfin j’espère, que vous savez déjà beaucoup sur eux. Si ce n’est pas le cas une petite recherche sur le web devrait vous renseigner mieux que moi. Je vous recommande plus spécifiquement de vous pencher un peu sur la vie de Jaurès. Il y a beaucoup à apprendre de lui, je crois. Et puis Vian je vous en ai déjà parlé, et sa vie a assez peu évoluée depuis, mais ça fait souvent ça quand on est mort. Tout ça pour dire que, finalement, moins on prend les gens pour des andouilles, et plus on leur fait confiance, plus on les éduque, et plus on leur donne d’informations, et moins ils ont tendance à faire n’importe quoi, et plus le monde avance. Sauf très rares exceptions d’ordre physiologique, il n’existe pas véritablement de gens incapables de comprendre, si on prend le temps de leur expliquer le point en question. Je ne crois pas pour autant en une théorie du complot, je ne pense pas que les riches et les puissants du monde se réunissent à Davos pour décider ce qui peut être révélé et ce qui doit être caché. Les riches et les puissants se réunissent à Davos pour faire des affaires et devenir encore plus riches et/ou plus puissants. D’ailleurs Vian ne dit pas « parce qu’on veut qu’elle n’y soit pas » mais bien « parce qu’on ne veut pas qu’elle y soit ». Prendre le temps et l’énergie de former et d’informer le plus grand nombre des choses importantes, ça serait rentable pour la communauté, sur le long terme. Malheureusement ça n’est pas rentable à court terme pour ceux qui ont les moyens de faire cette effort. C’est d’ailleurs la que l’on voit la limite des théories libérales : l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers. Que faire avec ça ? Chacun à notre niveau nous avons le pouvoir de transmettre de la connaissance, ou de ne pas la transmettre. Comme d’ailleurs chacun à notre niveau avons la possibilité d’aller chercher ou pas le savoir. Evidemment il est plus simple, plus facile de laisser les gens dans leur bêtise. De ne pas faire l’effort d’enseigner aux autres ce que nous savons ou croyons savoir. Mais plus facile et plus rapide n’est pas plus puissant1. Alors pourquoi faire l’effort d’enseigner quelque chose et de ne pas garder un avantage sur une personne en sachant plus que lui ? D’abord parce que cela est très satisfaisant pour l’ego. Transmettre son savoir, permettre à quelqu’un de progresser, être la source de connaissance de quelqu’un, voilà quelque chose qui est très agréable. Bien plus, sur le long terme, qu’une pseudo supériorité acquise par le savoir supplémentaire que l’on a sur quelqu’un. Ensuite parce qu’un bienfait n’est jamais perdu et, qu’en règle générale, les gens ne sont pas des ingrats. Quand on fait quelque chose de bien pour quelqu’un il s’en souvient. Je recommande en général de se faire une bonne publicité en étant quelqu’un de bien avec les autres. Enfin donc, si on en croit Boris et Jean, parce que ça rend le monde meilleur. Ca peut paraître idiot comme ça, mais c’est plutôt pas mal en fait… De temps en temps il nous arrive à tous d’en avoir besoin, d’un monde meilleur. Et nous avons tous un tas de choses à apprendre. Ou à apprendre.
1 Parfaitement je suis capable de faire cohabiter Jean Jaurès et maître Yoda dans une même entrée blog ! 22 februari « Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie » Etienne DahoVoici quelques grammes de pensée positive dans un monde qui n’incite pas toujours à se souvenir que la vie, elle est belle, et beaucoup trop courte. Je sais, Daho n’est probablement pas un auteur impérissable et, pour une fois, je ne vous encouragerais pas de manière véhémente à vous plonger dans le reste de son œuvre pour y trouver des merveilles, d’ailleurs l’œuvre de Daho je la connais assez mal, pour tout dire. D’un autre côté, comme ça, ça vous fera un peu de vacances, et je suis bien certain que de toute façon vous n'en avez pas grand chose à faire de mes recommandations. Dans un sens, vous avez raison, moi non plus je ne m’écouterais pas si j’étais vous (-; . « Aujourd’hui est le premier jour du reste de ta vie » est sûrement une phrase triviale, qui ne saurait vous révéler que des vérités déjà connues. Mais j’ai déjà montré ici qu’enfoncer des portes ouvertes ne me faisait pas peur, et puis j’en profite pour faire un peu de positivisme, ça fait toujours du bien par où ça passe. Evidemment, si on s’en tient aux faits, aujourd’hui est un jour comme les autres, comme hier ou comme demain. Il est impossible de différencier un jour d’un autre, sauf à se fier à des référentiels subjectifs. Hors il se trouve que nous sommes justement des êtres, par construction, subjectifs. Et, du coup, aujourd’hui a quelque chose de très particulier : Aujourd’hui, est le seul jour où « je » vis. Comprenons-nous bien : En tant qu’humain nous savons nous projeter dans le futur ou nous souvenir du passé. Nous disons « je » quand nous parlons de l’action de celui que nous étions hier ou de celui que nous serons demain. C’est un abus de langage. Nous évoluons sans cesse, de façon brutale ou légère, mais nous changeons tous en chaque instant du temps. « Je » est une chose éphémère qui passe son temps à disparaître. Alors forcément aujourd’hui est un jour particulier, puisque c’est le seul où « je » est en vie. Je tire naturellement une conclusion de cela. Ma vie commence ici. Cette vie qui se renouvelle sans arrêt (oui, bon, jusqu’au jour où…), elle commence maintenant et elle finit tout de suite. Et c’est ici que tout recommence. « ça part de là » : Maintenant c’est le bon moment pour démarrer quelque chose dont on a envie. Maintenant c’est le bon moment pour céder à son inclinaison. Maintenant c’est surtout le bon moment pour craquer et faire ce dont on vraiment envie. Il ne s’agit pas de faire table rase du passé, qui nous a construit, ni d’hypothéquer le futur, dont nous avons besoin au présent, et pour éviter de s’en vouloir à l’avenir. Il s’agit simplement de faire le nécessaire pour être bien dans sa vie, sans laisser le poids du passé, et de celui que l’on croit être, avoir trop d’influence sur ses décisions actuelles. Il n’est jamais trop tard pour améliorer sa vie ou pour la changer radicalement. La moindre envie, la plus petite prise de conscience peut bouleverser le cours d’une existence. Soyez prêt au meilleur et n’hésitez pas à vous dire que…CA PART DE LA ! 07 december «Is a dream a lie if it don’t come true….» Bruce Springsteen, the river« …or is it something worse? » (Est-ce qu’un rêve est un mensonge s’il ne devient pas vrai ou est ce quelque chose de pire ?) Voilà une phrase qui me laisse tout plein de réflexions. Entends-nous tout de suite : Le boss et moi (oui, nous sommes quasi-intimes, et je sais toujours ce qu’il pense, ce qui me permet de parler en son nom. Et qui ne me croit pas n’a qu’à lui demander (-; ) ne parlons pas ici du rêve que l’on fait quand le cerveau fait un peu de rangement pendant le sommeil paradoxal. Nous parlerons bien ici du but que l’on se fixe, de l’espoir, de l’envie. Bref la plus belle et la plus constructive des acceptions de ce mot. Le rêve n’est pas la réalité. Sinon nos vies seraient bien tristes : Une vie où l’on a tout ce dont on rêve n’est qu’une vie où l’on ne sait rêver que de ce que l’on a. Et il en est des vies comme du reste, il ne faut pas y entrer sans désirs (voir sur ce thème une ancienne entrée de ce blog basée sur une citation de Paul Valery). Le rêve ne devient pas réalité ou en tout cas pas toujours. Pour autant, ce rêve qui n’est pas devenu la réalité est-il un mensonge ? Un mensonge est une action volontaire visant à tromper quelqu’un. Nous ne nous mentons pas à nous même lorsque nous rêvons. Nous savons bien que nos rêves ne sont pas des certitudes, mais de simples potentialités. Alors que deviennent nos rêves quand ils ne se sont pas concrétisés et qu’ils ne sont plus des rêves ? Quand le temps passant, nos opportunités perdues dépassent nos capacités à construire et que nous ne sommes plus capables d’espérer la réalisation de nos rêves ? Je ne donnerais jamais plus la première coupe du monde de football à la France, aucun stade ne se lèvera à mon entrée en scène, et je n’ai même plus envie d’épouser Jodie Foster. Parce qu’ils sont désormais strictement irréalisables ou parce que, tout simplement, je ne souhaite plus leur réalisation, ces rêves ne sont plus des rêves et ils ne sont pas pour autant des mensonges. Ils sont, pour moi, bien pire que des mensonges. Ils sont de l’ordre de la déception. Bien plus terrible que les mensonges, ils nous renvoient l’image de notre imperfection, ils nous rappellent notre caractère médiocre. Nous aurions voulu et nous n’avons pas réussi, voilà le message que nos rêves passés nous révèlent en pleine face. Alors pourquoi supporter tant de souffrance ? Pourquoi accepter d’ouvrir ces chemins vers nos faiblesses véritables plaies béantes? Parce que le rêve est la plus belle chose de la vie. Parce que justement c’est lui qui nous permet de supporter, quand on y croit encore, l’imperfection de nos vies actuelles. Parce qu’il nous fait être autre que ce que nous sommes, nous permet de vivre les 100 vies que nous méritons, alors que nous n’en aurons jamais qu’une. Parce que le rêve est souvent le moteur de nos actions. Bref, rêver rend nos vies plus agréables. Finalement, le rêve est une chose absolument horrible… Quand elle s’arrête. Un peu le contraire des coups de marteau sur la tête. Je vous souhaite le plus possible de beaux rêves.
Ce billet est dédicacé à Neil Gaiman, qui ne le lira jamais, et à son seigneur du rêve, qui ne le lira jamais non plus, et que l’on appelle de bien des façons : Morphée, le modeleur, Apollon, le marchand de sable, ou tout simplement Dream. Il faut lire Gaiman, parce qu’après avoir lu du Gaiman, le monde n’est pas meilleur, mais il est plus joli. 26 augustus «Le hibou a parlé, et il a dit « hou » » Proverbe espagnolIl y a de cela pas mal de temps j’avais eu l’outrecuidance de tenter une prise d’otage sur les neurones de mon lectorat (avant même l’invention du terme Web 2.0) en demandant à tout un chacun de fournir un texte bien senti sur ce proverbe, si possible pastichant le style des entrées du blog que vous êtes en train de lire. Pour marquer la fin de ce concours, je me suis dis qu’il serait intéressant, voire drôle, de proposer moi-même un texte de ce type. Il va sans dire que l’objectif final de l’opération est de dire que j’ai gagné, et que je ne dois donc rien à personne (-; . Voilà donc le résultat :
« Si j’ai déjà montré ici que je refuse de me joindre à la curée du bar du commerce (et au curé lui-même, bien qu’il fréquente assez peu ledit établissement) qui consiste à mettre « le bon sens » en avant et qui trouve dangereux le modernisme et le progrès, c’est à dire les avancées de la pensée humaine, je ne rejoins pas davantage la meute élitiste des gens qui ne jurent que par la nouveauté et considèrent les gens se référant à la sagesse populaire comme des bouseux sans jugeotes. Parmi mes perles préférées il y en a donc quelques-unes une qui sont sélectionnées par le temps pour leur capacité à dire beaucoup en peu de mots. Hablo el buey, y dijo « mu » disent donc nos camarades ibériques, quand ils ne construisent pas de châteaux et n’élèvent pas de ruminants(1). J’apprécie particulièrement la multiplicité des usages et des interprétations possibles de ces six mots. En effet ils peuvent signifier : -Que quelqu’un de réputé pour sa grande sagesse (car telle est la réputation du hibou, en raison de ses grands yeux sans doute ou de la rubrique-à-brac, qui fête ses quarante ans, au passage) a parlé, et que je n’ai su interpréter ce qu’il a dit. Par extension, que chercher des gens très compétents pour résoudre un problème personnel est parfois une erreur, et que souvent le canon n’est pas très adapté pour abattre la mouche. Par extension, que plutôt que de chercher la vedette d’un domaine et de suivre sans jugeotte son avis, il vaut souvent mieux se poser la bonne question, et éventuellement prendre des avis de gens qui connaissent sans forcément être des sommités du domaine. -Qu’il ne faut pas attendre de quelque chose ou quelqu’un plus que ce qu’il peut fournir. Un hibou dit hou, un libéral qu’il y a trop de taxes et un raciste des choses qui vont contre tout raisonnement un peu scientifique. Qu’on le regrette ou qu’on en soit content, tant qu’on n’a pas changé le hibou, il continue à dire hou. -Que quand je pose une question, le plus souvent j’obtiens une réponse que je connaissais déjà. Bien sur que je sais que le hibou va dire « hou ». Souvent on va chercher bien loin des choses que l’on a sous le nez, et chez les autres des réponses qu’on a dans la tête. -Que le hibou à dit « hou », mais qu’il l’a dit à sa façon, dans son contexte, avec son intonation. Ce n’est pas le « hou » lui-même qui est important, mais la façon dont ce « hou » a été prononcé. Etait-ce un « hou » interrogatif, furieux, sur de lui ? Au-delà de ça, le simple fait de reporter des propos ou des actes, de façon « neutre », est parfois bien plus subjective que de donner une interprétation de ces propos. Il faut souvent se méfier de ceux qui prétendent ne pas prendre parti. Voilà pourquoi j’aime les proverbes. Pas parce qu’ils détiennent une vérité absolue (d’abord les absolus n’existent pas, mais je vous ai déjà donné mon opinion sur le sujet il y a bien longtemps) ou une philosophie de vie à suivre sans faillir (Prudence est mère de sûreté, mais la fortune sourit aux audacieux, je fais quoi moi ?). Mais simplement parce qu’ils permettent d’exprimer en peu de mot une opinion que l’on a, d’une façon que l’on a de meilleures chances que les gens les comprennent. Et des outils qui améliorent la communication, c’est déjà vraiment appréciable. Ca ne vaudrait pas un truc qui donnerait la réponse au sens de la vie, de l’univers et du reste, mais ça à l’avantage d’exister (l’autre aussi existe, et c’est 42). Celui-ci en particulier offre l’heureux avantage de pouvoir exprimer bien des choses en peu de mot, merci les Espagnols. »
Hop! Ca n’était pas si compliqué (-; . Allez, comme je ne suis pas chien, je paye une tournée au premier qui a le bon goût de me ressortir ce proverbe dans le contexte normal d’une conversation et à bon escient.
(1) Quoique : De retour de vacances transpyrénéennes, et donc castillophones, je me suis rendu compte qu’en réalité j’ai sottement confondu « el buey » c’est à dire le bœuf, avec « el buho » qui, lui, est véritablement le hibou… Ce qui ne change pas grand chose, hormis le fait que du coup le buey, en français il dit pas hou, il dit meuh (Le niveau monte j’ai l’impression (-; ). Toutes mes excuses. 28 mei Quand on me cherche…
Il arrive qu’on me trouve. Quand on ne me cherche pas aussi d’ailleurs. La preuve ! De braves gens (et de moins braves sans doute) ont demandé à mon ami google (ami moins proche depuis quelque temps, il semblerait qu’il me reproche une liaison trop intime avec mon autre amie la wikipedia) de leur fournir quelques renseignements. Google, et quelques autres, dont ma très chère et transparente Alice, les orientent parfois bizarrement, et d’aucun sont arrivés ici, sans doute sans y trouver ce qu’ils cherchaient. Ce qui est italique est toujours sic. Les commentaires en écriture standards sont de moi. Par ordre d’arrivée
site prive jeux impudique : les jeux de mots et d’esprits sont surement impudique, mais ce site est public.
"enfilé ma mére" : Il se trouve que, selon google, j’étais le seul à répondre à cette demande. Google, ta jalousie t’égare, et il n’y a rien de bon à la vengeance.
Substantifique moelle vie cyrano de bergerac : Un mot : Panache !
dunlopillo etreinte : Soit il y a des gens qui ont des fantasmes étonnants, soit la maison Dunlopillo à des produits d’une spécialisation qui me surprend.
se méfier de tout ce qu'on pense un peu trop fort Rostand dissertation : Je rappelle à l’ensemble des lycéens, collégiens, et éventuellement étudiants qui passeraient ici que chercher une dissert sur le net, non seulement c’est fort peu honnête, mais en plus c’est assez franchement stupide.
tisier google
on ne peut plus les quitter quand on les enfile : Mais de qui parle-t-il ?
enfilé dur : Attention, après il est encore plus difficile de les quitter…
perles et malheur : Tout un programme, tout une vie...
proverbe enfiler des perles
la superstition je ne pense pas : Moi non plus (ou alors pas souvent.)
narcissisme moral Cyrano : Mais non, rien à voir Narcisse lui, il était beau
grille de synthese lotofoot : trois colonnes : "1", " N" et " 2", sur treize lignes. Je ne sais pas faire plus synthétique. 29 januari « La technique n'est pas un obstacle à l'inspiration... » Boris VianEt une petite de Vian, ça ne peut pas faire de mal: Boris Vian, sorte de Pic de la Mirandole du XXème (le siècle, pas l'arrondissement). Pour ceux qui ignoreraient tout de la vie de Pic de la Mirandole, il s'agit d'un autre olibrius qui se proposait de disputer (on dirait aujourd'hui débattre) "de omni re scibili" (de toute chose qu'il est possible de savoir), "et quibusquam aliis" (et quelques autres) ajouta Voltaire, rien taquin sur le coup. Pour les autres, ce sont quelques instants perdus à lire ce qu'ils savaient déjà, mais finalement cela importe peu. La preuve, c'est que si cela me préoccupait vraiment, je n'aurais pas fait en sorte que vous soyez contraints de relire ce paragraphe pour être sur d'avoir tout compris. Ou alors c'est que j'estime la perte de temps faible au regard de la joie de faire un gag pas encore tout à fait éculé. Mais je constate que ce paragraphe d'introduction est tout à fait monopolisé par mon cabotinage stylistique mais peu stylé (Pour les plus vieux que moi, stylé est un jeunisme, qui suivra probablement la carrière de ses prédécesseur cool, fashion, top, délire ou bath, si ça n'est pas déjà fait), tant pis, j'abandonne le paragraphe gangreneux pour tenter de sauver le reste du texte et, ne reculant devant aucune audace, je terminerais mon introduction dans le deuxième paragraphe. Cascade! Vian, parmi ses multiples carrières, a été chroniqueur dans une revue nommée Jazz Hot. Et comme c'est un grand penseur, il sait accéder à l'universel en parlant du particulier, la preuve: "La technique n'est pas un obstacle à l’inspiration... et un vocabulaire de 22 000 mots (m'a-t-on dit) n'a jamais gêné Shakespeare pour s'exprimer... ceux qui sont gênés sont les pauvres traducteurs avec leur bagage minable de 3 000 ou 4 000 mots." Je crois qu'il est important de reprendre conscience de ce genre de choses dans un monde où j'ai l'impression qu'on méprise de plus en plus le savoir et le savoir-faire. De plus en plus de gens, derrière leur comptoir de café du commerce, affirment de façon péremptoire et « décomplexée » (expression à la mode qui a suivra bientôt, je l’espère, la carrière de « droit dans ses bottes », carbonisée par Alain Juppé) qu’ils sont aussi capables que n’importe qui de faire n’importe quoi, et même mieux que les experts, puisque c’est bien connu : « Ils ne connaissent rien à la vrai vie ». Cette remarque vaut, en général, aussi bien pour un ingénieur des ponts et chaussées qui trace une route, que pour un député qui vote une loi ou un docteur qui aurait le mauvais goût de ne pas diagnostiquer la maladie que son patient voudrait avoir. Avec Vian j’affirme « la technique n’est pas un obstacle à l’inspiration » et qu’être expert d’un domaine donné n’est sûrement pas une raison intrinsèque de moins connaître « la vraie vie » que moi ou que n’importe lequel des bipèdes qui peuplent la planète. Je n’en déduis surtout pas qu’un spécialiste est une machine qui ne peut se tromper, ni qu’il faut suivre l’avis des gourous de ceci ou des grands saï-saï de cela sans y avoir réfléchi par soi-même. Simplement, force est de reconnaître que, dans son domaine d’expertise, un spécialiste a plus souvent raison que le commun des mortels. Sans aucun doute, le bon sens est une chose formidable, qui permet plein de choses. Mais, d’une part, rien n’indique que celui qui y fait référence en soit plus doté que l’expert en question, qui a, lui aussi, un vécu, une expérience et cette sorte de chose, et, d’autre part, la technique et l’apprentissage permettent quand même d’aller beaucoup plus vite que juste en réfléchissant avec son bon sens. Maintenant chacun fait comme il veut, mais moi quand il s’agit d’économie j’écoute avec attention les économistes, quand il s’agit de football, je donne de la valeur aux dires des entraîneurs professionnels et pour me faire opérer, je vais voir un chirurgien. N.B : A titre informatif, ledit Boris Vian n’avait rien de particulier contres les « pauvres traducteurs », d’autant moins qu’il faisait partie de cette confrérie de traîtres. 22 november FSAC vaincra!Qui n'a jamais été ennuyé ou agressé par la connerie d'un de ses congénères? Qui n'a jamais assisté à la démonstration flagrante de la connerie quotidienne et de son pouvoir de nuisance? La connerie existe, c'est une donnée de la vie. Chacun, à notre niveau, nous en transportons un petit bout. Heureusement, partout dans le monde des gens se liguent pour lutter contre les effets de ce fléau. Le Front Solidaire Anti-Connerie comporte déjà des millions de membres qui font partie, sans le savoir, de ce réseau qui transcende les générations, les cultures, les gouts, les sexes, les classes sociales, les convictions politiques ou religieuses. Il permet à ses membres de trouver ou de donner un peu de réconfort, de l'espoir et le gout de l'Homme dans ce qu'il a de bon malgré ses travers. Il se bat sans relâche pour soulager les victimes, innocentes ou non, des agressions régulières de la connerie. Pas pour éliminer, ni même limiter la connerie, tant on sait que personne ne s'accorde vraiment sur comment accomplir cette tache, mais plutôt pour en limiter les effets nocifs, l'adoucir, en diminuer la gravité jusqu'à la rendre, pour ainsi dire, inoffensive. Aujourd'hui, comme toujours, le FSAC a besoin de vous. Je ne parlerais pas ici de connerie à grande échelle, de guerre, de génocide, de vandalisme qui dépendent plus du crime que de la véritable connerie, mais bien de la petite connerie quotidienne, celle qui n’est pas physiquement dangereuse, mais qui vous pourrit bien la vie quand même. Vous savez, comme quand ce gars dans la rue ou les transports va se coller à un inconnu pour lui parler sur un ton plus ou moins agressif et de façon plus ou moins cohérente. Ou comme cet autre qui, en réunion, se lance dans de grands discours/débats, sur des sujets qui n'intéressent personne, même pas lui, ou sur des thèmes où, de toute façon, la décision sera prise ailleurs. Il arrive que vous ne soyez pas la (seule) victime de ce genre d'agression. Dans ce cas il est de votre devoir moral d’adhérer sans attendre au FSAC et de faire preuve de solidarité face à l’agression. Pas en agressant soi-même en retour l’impudent (ce qui consisterait à faire preuve de connerie et serait au paroxysme de la contre-productivité), mais bien en faisant preuve de solidarité, d’un geste humain et amical. Un sourire, un regard de compréhension triste ou un gentil haussement d’épaule. Ce geste d’empathie permet à la victime de dédramatiser l’agression dont elle vient d’être l’objet : Finalement, le couillon qui a grillé le feu rouge pour rester bloqué en travers du carrefour ne lui fera jamais perdre qu’un quart d’heure, et ça n’est pas si grave. Elle permet surtout à la personne agressée de se souvenir, dans un moment où le doute est fort, que la majeure partie des êtres humains ne sont pas des crétins finis sans considérations pour les autres, et que, au contraire, la plupart des hominidés sont des gens biens. Il est, pour certains, difficile d’aller vers l’autre et de faire un geste amical envers un parfait inconnu, mais croyez-moi, ce geste vaut largement l’effort qu’il coute, ne serait-ce que parce qu’être considéré comme quelqu’un de bien, même par un inconnu, et une source de plaisir intense. Bref, pour le bien-être de l’Humanité, FSAC vaincra ! 18 oktober Quelques mots d’amourPuisque le message précédent évoquait l’amour de son prochain et que j’aime faire ici des diptyques, voici une petite entrée sur l’amour au sens plus privé du terme. Dans la mesure où justement c’est quelque chose de privé, je n’ai pas d’éclairage particulier à apporter. Du coup voici juste quelques mots d’amour, sélectionnés pour leur originalité en même temps que leur beauté, leur richesse un lien avec mon histoire personnelle ou un « je-ne-sais-quoi » qui m’a plu, en espérant en pas tomber dans la mièvrerie…
“Je reverrai tes yeux Dans les couloirs de mes rêves. Qu’un souffle les enlève, J’éventrerais les cieux” Les têtes raides, dépêche-toi
“I don't believe that anybody feels the way I do about you now” Oasis, Wonderwall (Je ne crois pas que quiconque ressente la même chose que moi pour toi maintenant)
“Emmène-moi, emmène-moi, on doit pouvoir se rendre écarlates” Noir désir, écorché vif
“De la lumière à en déchirer la nuit” Eiffel, Tu vois loin
“You float like a feather In a beautiful world” Radiohead, Creep (Tu flottes comme une plume dans un monde beau)
“Prends ma main, on verra bien” Romain Humeau, Prends ma main
“J'étais à des années lumières De penser qu'un jour je pourrais lui plaire Ca m' sidère” -M- , La bonne étoile
“Tu rampes et tu guettes et tu mendies des mots Tu lis ses poètes, aime ses tableaux” Jean-Jacques Goldman, Et l’on y peut rien
“Ouv'tes lèvres de sauvetage” Eiffel, Sanguine
“Tu es mon plus beau paysage” Dolly, Comment taire
“Je veux des souvenirs avec toi” Michel Berger, La déclaration
“Envole-moi dessus bord” Tryo, Serre-moi
“Elle sait les îles auxquelles je pense Et l’autre moitié de mes désirs” Francis Cabrel, La fille qui m’accompagne
“Love's not a competition But I'm winning” Kaiser chiefs, Love is not a competition (but i'm winning)
“Je voudrais pas crever Avant d’avoir usé Sa bouche avec ma bouche Son corps avec mes mains Le reste avec mes yeux” Boris Vian, Je voudrais pas crever
Et pour conclure par là où j’avais commencé : “Il manque quelqu’un prêt de moi Je me retourne, tout le monde est là” Michel Berger, Quelques mots d’amour
24 juli De l'amour Allez, je me sens d'humeur à faire œuvre de synthèse. Cette fois-ci vous n'aurez pas droit à mes déblatérations sur la qualité de tel ou tel bon mot, proverbe ou citation, vous aurez droit à un discours péremptoire professé sous le faux couvert de plusieurs de ces assertions plus ou moins célèbres. Comme annoncé précédemment, le thème du jour sera donc l'amour. Pas l'amour qu'un homme peut avoir pour une femme (ou une femme pour un homme, ou un homme pour un homme, ou une femme pour une femme), ça c'est du domaine de la vie privée, chacun se gère comme il peut et je n'ai d'éclairage à donner à personne. Je parlerais plutôt de l'amour de son prochain en tant qu'être humain. Allons-y, par ordre d'entrée en scène:
Bon, et une fois que j’ai dit ça, il y a peu de chances que j’échappe à l’écueil du douçâtre et du consensuel ni au coup de bélier sur porte ouverte. Ca m’apprendra à m’attaquer à un message répété sur tous les tons depuis quelques milliers d’années, avec plus ou moins de conviction et d’intérêt d’ailleurs. Malgré tout, cela reste un credo : je reste persuadé de l’intérêt, tant au plan individuel que collectif, de me passionner (notez, s’il vous plait, l’habile référence biblique) pour le bonheur de mes frères et sœurs en humanité. Sur le plan collectif d’abord. Malgré la mode actuelle du libéralisme « décomplexé », je ne crois pas qu’il y ait vraiment des gens suffisamment fanatiques des théories d’Adam Smith pour croire sincèrement que la collectivité a beaucoup à gagner à ce que chacun ne se préoccupe que de soi. Se préoccuper du bien-être de tous me semble positif en termes de bien-être collectif. L’Homme est un animal social, ça fait bien longtemps que l’on sait cela. L’esprit d’entraide et de soutien me semble, à moi, bien plus profitable à tous que la recherche de l’écrasement de l’autre. Cela n’empêche pas un certain esprit de compétition par ailleurs, mais l’esprit de compétition n’est une chose positive que lorsqu’il s’agit de faire mieux que quelqu’un dont on admire l’œuvre, et pas lorsque l’on veut seulement minimiser les résultats de l’autre. Autrement dit l’esprit de compétition lui-même à besoin de l’admiration et de l’amour de son prochain pour être constructif et positif pour la collectivité. De façon un peu moins triviale, je pense que, sur le plan personnel, l’amour est aussi une arme intéressante à ajouter à son arsenal. Une arme contre la platitude (y compris dans le sens québécois du terme) d’abord, parce que s’intéresser à l’autre et voir chacun comme une entité digne d‘un l’intérêt supérieur permet de s’ouvrir à tout un tas d’activités, de sensations, de plaisirs nouveaux. Si les autres sont, a priori, des gens que j’aime, je m’y intéresse, et donc je suis bien plus facilement en position de comprendre et d’aimer ce qu’ils aiment, et chaque être humain renferme en lui tout un univers de choses à découvrir. C’est également une arme dans les conflits, parce qu’il faut bien reconnaître que l’Homme a besoin de reconnaissance, et qu’aimer les autres est un atout formidable pour être aimé, parce que prêter de l’attention aux gens a toujours été un bon moyen pour attirer la leur. Sun Tzu le disait déjà quelques siècles avant moi : Le meilleur moyen de gagner une bataille, c’est de l’éviter. L’amour me semble être une arme absolument formidable pour éviter la plupart des combats. Evidemment je n’ai fait qu’effleurer le sujet, et conclure ici ne me semble pas un exercice facile. D’autant que j’avoue que je voudrais éviter d’avoir à citer quelque comédie musicale (parce que c’est plus du tout à la mode, les comédies musicales, il paraît), alors du coup je vais simplement en profiter pour vous glisser subrepticement ma devise personnelle : « fais du bien à tes amis si tu en as, et à tes ennemis si tu ne veux plus en avoir ». A bon entendeur, salut.
06 april Quand un arbre tombe on l'entend, quand la foret pousse pas un bruitVoilà un dicton comme je les aime: Simple dans sa formulation, facile à comprendre, particulièrement riche de sens (au pluriel, sens) et d'une profonde sagesse. Tout ce que j'ai pu trouver sur sa provenance, est qu'il s'agit d'un dicton africain, c'est dire le peu de précision dont je dispose, tant l'Afrique du Sud me semble différente de l'Egypte, qui elle-même ressemble parait-il assez peu au Sénégal. J'en profite, au passage, pour partager avec vous mon émerveillement devant le fait qu'une simple phrase, probablement formulée par un être humain, puisse se répandre jusqu'à en être considérée comme à ce point canonique qu'il devient impossible d'en modifier une virgule sans "se tromper". Et haro sur l'idiot qui aurait envie de dire "qui veut abattre son chien l'accuse de la rage", parce que ce n'est pas comme ça qu'il a dit, le monsieur dont plus personne ne se souvient, mais qui ne se débarrassait de ses sacs à puces qu'en les noyant.
Mais revenons à nos moutons arborescents (drôle d'espèce). Je ne crois pas avoir besoin d'en faire des tonnes pour vous faire sentir la substantifique moelle de ces deux phrases qui tiennent à la fois du ferroviaire "on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure", de l'Exupérien "on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" voire même du fontano-esopesque "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage". Je n'en rajoute donc pas, et vous rappelle que, s'il est important d'entendre les arbres tomber, il est à la fois plus difficile et plus essentiel de comprendre que la forêt pousse... 05 februari « Si tu ne participe pas à la lutte, tu participes à la défaite » Berthold BrechtEt voilà, comme je fais un blog de gauchiste qui se la pête (grave, ajoutent les vrai djeun’s d’un air entendu), il fallait forcément que j’en vienne à citer du Brecht. Comme ça, ça sera fait, j’aurais l’esprit libre et le cœur léger. En plus, je vais en profiter pour râler un coup, cela ne changera probablement rien, mais au moins je me serais exprimé (-; En effet, s’il y a une chose qui m’insupporte fort, ce sont les gens qui estiment que le monde devrait/pourrait être parfait, et que donc tout ce qui ne l’est pas est une sorte d’offense qui ne mérite que le mépris et/ou les quolibets. Ces gens-là aiment beaucoup regarder les guignols de l’info ou lire le canard enchaîné. Ils considèrent qu’une chose est « bien » ou qu’elle ne l’est pas. Si elle ne l’est pas il suffit de le dire, si possible de manière désagréable. Si les personnes concernées ne corrigent pas le problème, c’est qu’elles sont soit mauvaises, soit malhonnêtes. Si personne n’est concerné, c’est alors forcément le système qui est pourri. Comme pour la plupart des imbéciles, la vie de ces gens est simple, sans complications, et sans prises de tête. Le monde est bien plus complexe, et si les choses ne sont pas toujours comme on le voudrait, il y a très souvent des causes. Mais, bien sur, il est plus facile et plus tentant de râler et de montrer ce qui ne va pas que de s’impliquer et de changer les choses, ou même simplement de chercher les causes d’un problème. Bref, avant de pester contre les autres, leur méchanceté ou leur incompétence, il vaut mieux vérifier qu’ils ne font pas au mieux, et qu’on est capable de fournir une alternative viable et raisonnablement envisageable. Ce simple effort de réflexion fait taire une bonne partie des velléités belliqueuses de tout un chacun, et contribue grandement à la sauvegarde des nerfs de tout le monde. Évidemment, cela nuit fortement à un genre littéraire qui est à la fois un courant philosophique et que l’on nomme « café du commerce ». D’un autre côté, il n’est pas vraiment en voie d’extinction, et puis, pour tout vous dire, je ne serais pas aussi chagriné de sa disparition qu’il n’y paraît à la première lecture de ce blog. Il reste encore le cas où, effectivement, on pourrait mieux faire que ce qui est fait. Reste encore à faire l’effort nécessaire à obtenir le changement. Parce que faire un bon diagnostic n’est pas guérir le malade. Bref, comme je l’ai entendu : « on ne peut pas se plaindre des responsables, si on ne prend de responsabilité ». 16 december encore les moteurs de recherchesBon, je sais, ça fait longtemps que je vous délaisse. J’en suis navré. J’essaye d’avancer un peu sur plusieurs notes, mais aujourd’hui aucune n’est suffisamment avancée pour mériter d’être soumise à votre brillante sagacité commune alors je gagne un peu de temps et créé du contenu pour peu d’effort grâce à mes camarades de jeux les moteurs de recherches, qui ont, eux, la gentillesse de ne pas m’oublier. Parmi les millions de fans hystériques qui consultent ce blog quotidiennement, certains ont des idées bizarres, la preuve, voilà ce qu’ils ont demandé :
superstition perle et mariage cantona kool shen : Quitte à prendre des pains, perso je vote pour Eric the Brat, il a carrément plus d’humour Aurignal : désolé, il faut chercher de l’autre côté de l’Atlantique se faire enfile : tiens, ça aussi grève de l'éducation du 28/09/06 : Non, moi ce jour là, j’ai continué à éduquer mes congénères… A moins que ça ne soit l’inverse ? dissertation:faut-il se méfier des apparences : Visiblement, tous les profs de philo ne sont pas en grève loto foot du 7/10/06 (dissertation philo:peut on savoir ce que l'on fait?) : savoir qu’on est en train de tenter de pirater une dissert sur internet plutôt que de se mettre à bosser pour de vrai, par exemple ?
"ce n'est pas la rue qui gouverne" dissertation : non, effectivement, on trouve plus de dirigeants dans les salons… que signifie mouaip : mouarf pasticher bougie : si quelqu’un comprends, ça m’intéresse de savoir… dissertation:faut il changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde? En tout cas c’est plus simple proverbe "pour qui sonne le glas" alors vous allez me recopier cent fois : « une citation n’est pas un proverbe » les perles superstition la vie amoureuse d'Herbert George Wells :Désolé, je fais pas dans le people sujet de dissertation:faut-il chercher a appliquer l'utopie? : Google, mon ami, je t’aime bien, tu me rends des services, mais si c’est pour m’envoyer des gens pour m’énerver ce n’est pas la peine.… 16 september "Le monde est un bel endroit, qui vaut la peine qu'on se batte" Ernest HemingwayPour tout un tas de raisons, les billets sur ce blog s'espacent. J'en ai un certain nombre en cours, avec un peu de persévérance, j'en finaliserais peut-être quelques uns sous peu. En attendant j'ai lu ça hier, sur un stand de la fête de l'Huma. Pour tout dire, ce n'est pas tout à fait ça que j'ai lu... j'ai retouché un peu la traduction qui ne me semblait pas optimale. Cette phrase m'a touchée pour plein de raisons, y compris son auteur, forcemment. Alors je la porte à votre connaissance et à votre méditation. Pour votre culture personnelle, c'est extrait de "pour qui sonne le glas". 22 juli «Voilà Le Bret qui grogne » Edmond RostandCette note est spécialement dédicacée à tous les Le Bret que j’ai eu l’occasion de croiser dans ma vie, et plus spécifiquement encore à la personne a qui j’ai dit cette phrase une bonne douzaine de fois, sans qu’elle ne se rende jamais compte de ce j’étais en train de lui dire, et qui ne se reconnaîtra peut-être jamais. Cyrano de Bergerac. Forcément Cyrano de Bergerac. Je risque de multiplier les superlatifs, quitte à vous vous lasser. Je dirais simplement que Cyrano de Bergerac est une pièce épique, flamboyante, brillamment écrite, mais que c’est surtout bien plus que ça. J’y trouve à chaque lecture un plaisir nouveau. Les morceaux de bravoures y sont multiples, j’ai une affection toute particulière pour la scène finale. Et de façon assez surprenante, parmi une foultitude de phrases magnifiques, j’ai choisi de vous parler de celle-ci qui, soyons honnête, tirée hors du contexte n’a pas vraiment de sens. Et pourtant cette phrase revient quatre fois dans la pièce, équitablement répartie à la fin des quatre quarts (non, pas le gâteau). Alors qui est ce Le Bret, et pourquoi grogne-t-il ? Le Bret est un ami de Cyrano. SON ami pour tout dire, et une sorte de Jiminy Criquet avant l’heure. Le Bret est plein d’admiration et d’affection pour Cyrano. Il apprécie ses talents de bretteur, de poète, de scientifique aussi, son panache, son inventivité, son courage. Et malgré cela il regrette un peu le caractère entier du gascon. Pas pour lui, non, Le Bret s’accommode très bien du côté fantasque et libertaire de son ami. Mais il voudrait que les autres reconnaissent Cyrano à sa juste valeur. Et celui-ci pourrait alors avoir toute la reconnaissance que Le Bret peut imaginer : Richelieu est prêt à lui acheter ses pièces, il peut se battre avec cent hommes et triompher, se battre en composant une ballade. C’est un des plus brillants esprits et des plus fines lames de son temps. Il pourrait être riche, célèbre, reconnu, influent. Voilà ce que Le Bret, plein de bonnes intentions, souhaite pour Cyrano. Et c’est pour qu’il obtienne cela qu’il lui conseille souvent de transiger, d’être moins entier, de faire parfois passer ses intérêts avant ses idées. Cyrano est loin de cela. Il a à la fois bien moins et bien plus d’ambition que cela. Pour lui la reconnaissance est une belle chose, mais une petite chose. Son amour-propre est si important à ses yeux, qu’il est prêt à y sacrifier la quête d’amour que nous vivons tous. Ce qui lui importe le plus, c’est, avant toute chose, d’être bien avec lui-même. Et finalement c’est la grande force de Cyrano, ce qui lui permet d’aller plus loin que les autres : Il n’a pas vraiment besoin d’être mis en valeur par les autres. Vivre sa vie pleinement, avec panache, explorer la diversité du monde, et le faire bien, voilà ce qui lui importe. Alors grogne. Grogne Le Bret ! Tes grognements font sentir à Cyrano la valeur qu’il a à tes yeux. Mais, pour flatté qu’il soit, il n’ira pas dans la direction que tu lui indiques. À tes yeux, ta vision de ce qu’il pourrait faire et être est peut-être plus prestigieuse, mais l’important avant toute chose c’est déjà d’être bien avec soi-même. 20 juni Google et ses amis...Comme vous le savez, mes amis les moteurs de recherches m'envoient parfois du monde, il arrive que ça soit des hurluberlus qui ont de drôles de demandes, ou des gens peu recommandables. Mes recherches préférées qui ont abouti sur mon site (c'est toujours sic, et en Italique. Les commentaires sont de moi) poésie sur le manque d'une personne: Ne quittez pas, un opérateur va vous répondre la protection de l'envirronement : Ce blog respecte les arbres et ne dégage pas de gaz à effet de serre, ou alors pas fort, et c’est déjà pas mal… ceci ne tient que toi : Comme beaucoup du reste comment les gens dans les pays chaud: Et oui : comment ? Je me le demande encore citation un mec bien sa existe : Merci d’avoir pensé à moi, google, mon ami… address email du notre pere : Retour : destinataire décédé, n’habite plus à l’adresse indiqué (ben oui quoi, Dieu est mort, vous ne saviez pas ?) exemples dissertations sur la poesie en prose : Sitôt dit, sitôt fait comment est rémunéré un maçon : mal être comédienne , métier difficile : N’est ce pas ? actualité du 23/02/2006: les jeux olympique divers un petit résumé : Non : l’actualité, même diverse, c’est plus loin. dissertation pensez vous qu'on puisse être heureux en vivant dans et par la consommation : Oui (comment ça, c’est trop court pour une dissertation ?) philo dissertation faut il travailler pour etre heureux : Visiblement tant qu’il y aura de la philo au programme de terminale, j’aurais des visiteurs sur mon blog… PERLE AFFAIRE SOIS Méme pour mariage : Sic transit, gloria mundi… ENFILE MOI : Oui mais quand ? Parce que moi, le mercredi, j’ai hand… casseurs place de la République 28/03/2006 : Je jure que ça n’était pas moi, et d’abord je suis non-violent. commet fonctionne une betonneuse : Vous tombez mal, je ne me comment jamais avec ce genre d’engin programme ca se discute le 12/04/2006 : Parfois, je finis par me demander si google (qui est un ami, dois-je le rappeller ?) ne boit pas parfois en cachette… alors que revoilà la marquise les nuls : Roooh… N’importe quoi pour les nuls c’est une sous-préfète pas une marquise… Alors forcément à chercher n’importe quoi on tombe n’importe où… "pervertie notre jeunesse" : Il y a erreur là… Moi je ne suis ni jeune, ni pervers… 11 juni « Je crois ce que je vois, je vois ce que je regarde, et je regarde ce que je veux » attribué à saint ThomasChose promise, chose due. Je ne résiste pas au plaisir de vous écraser du haut de mon ouverture d’esprit, puisque, athée et mange-curé comme je suis, je vais aller jusqu’à dire du bien d’un philosophe chrétien (et puis écraser du haut d’une ouverture, c’est comme la bouteille à la mer sur l’autoroute de l’information, c’est une coquetterie de langage qui me plait). Je ne vous cache pas que ça a été assez difficile et que ça a retardé un certain nombre d’autres entrées, mais je m’étais stupidement fixé comme contrainte de vous parler de saint Thomas après Sartre. Comme quoi, les contraintes n’apportent pas toujours la créativité. La preuve : Cette entrée, elle va être toute plate.
Elle a, en effet, pour objet de décrire un processus cognitif tout bête (même si ça elle la raconte un peu, l’expression « processus cognitif », je la laisse, je ne trouve pas plus efficace, et puis je suis sûr que, malgré la tête bizarre de certains, vous l’avez tous comprise). Je crois même avoir entendu une psy le décrire sous la somptueuse proposition de « auto-renforcement des perceptions ». Lorsque, dans la vie courante, on fait une hypothèse et que l’on cherche à la vérifier, on a, en général, pas la rigueur de créer un panel, de noter les résultats et d’en tirer ensuite les conclusions. On saute directement à la dernière phase et on obtient le genre de résultats suivants : « à chaque fois que je lave ma voiture, il pleut » ou « le lundi au soleil, c’est une chose qu’on aura jamais » pour les pessimistes « J’ai toujours de la chance aux jeux de hasard » pour les optimistes.
Cela est du au fait que, selon si on est optimiste ou pessimiste, on remarque davantage les cas favorables ou défavorables, qui deviennent donc dans l’esprit de l’intéressé une règle. Au fur et à mesure du temps, comme les cas favorables se reproduisent, cette perception se renforce. Chaque cas favorable renforce la perception et les cas défavorables ne sont vécu que comme des exceptions, qui, comme chacun le sait, confirment la règle. En résumé, chaque fois qu’il faut beau le lundi, on peste que si on avait eu un temps comme ça ce WE… et si jamais ce n’est pas le cas, un « pour une fois » suffit à balayer la statistique et resté persuadé de sa bonne appréciation du monde.
Conclusion : Il faut toujours se méfier de la perception que l’on a du monde et des choses dont on est persuadé sans raisons. Croyez-en un matheux : tout théorème non démontré à une grande probabilité d’être faux. 04 mei « Car le monde sera ce que tu le feras… » Maurice Vidalin« … Plein d’amour de justice et de joie ». Voilà un extrait d’une chanson qui me tient particulièrement à cœur. Je sais, vous vous en foutez, mais je vous rappelle que la plupart des blogs sont écrits par des gens qui sont là pour raconter la vie dans une forme tout à fait impudique de journal extime (quand c’est fait exprès ça ne s’appelle pas un barbarisme, mais un néologisme, et c’est très joli, si si) Alors vous allez pas m’embêter pour une pauvre phrase de ma vie perso de temps en temps. En plus, franchement s’il faut que je me justifie 4 lignes à chaque fois, ça va vite être pénible pour tout le monde. Et le fait que je m’enflamme tout seul et que personne ne m’ai rien dit n’a rien à voir là-dedans. Donc voilà un extrait de la magnifique chanson de Michel Fugain qui s’appelle « le chiffon rouge ». Pour qui aime les chants de lutte, ça fait partie des musts, je vous engage d’ailleurs (une fois de plus, je sais) à découvrir le texte intégral, c’est simplement et indiciblement beau.
« Le monde sera ce que tu le feras » voilà un message qu’il serait bon que chacun se rentre dans la tête. Le monde est ce que, collectivement, nous décidons d’en faire, aux lois de la nature près bien sûr. Un certain nombre de personnes, qui sont tout à fait satisfaites de l’état actuel des choses, cherchent à nous faire croire que rien ne peut changer, que les forces à l’œuvre dans le monde sont largement supérieures à ce que de simples citoyens peuvent modifier. C’est foncièrement faux. La société, quelle que soit, ne doit jamais être que le reflet des gens qui la composent. En tout cas elle n’est jamais rien que ses membres ne puissent modifier.
Ça semble idiot, dit comme ça, mais en nos temps de mondialisation à outrance, de multinationales tentaculaires et de systèmes globalisés, tout nous pousse à croire que, puisque même les gouvernements ne sont pas de tailles à lutter contre le système, c’est donc que les peuples sont démunis, que le « système » est désormais plus fort que la somme des individus qui le compose. Quelle blague ! Et que serait ce système sans les Hommes qui le compose ? Sans nous citoyens/travailleurs/consommateurs ? Nous sommes les briques de cette société. Quelle que soit la forme du mur, si solide ou si complexe soit-il, ce sont ces briques qui « font » le mur. Je ne crois pas en l’existence d’un « grand architecte » et encore moins sur le plan social que dans d’autres. Alors bien sûr, il y a des éléments difficiles à remettre en cause et chacun de nous n’est qu’un dans la masse. Mais n’oublions jamais que ce monde est le nôtre et qu’à nous tous, on peut tout.
N.B : Attention toutefois à ne pas non plus tomber dans l’angélisme, et ne me faites surtout pas dire ce que je n’ai pas dit. Aucun de nous ne peut former le monde à son image, selon ses désirs, et ce n’est d’ailleurs pas souhaitable (il aurait une belle gueule, le monde s’il ne dépendait que de moi (((-; ). 23 maart Il n’y a pas de raisons que ça soit toujours le même qui bosseBon, vous l’avez constaté, mon rythme de publication est en baisse significative. La qualité de ce qui est publié également. Pas que je manque franchement d’inspirations, (j’ai une dizaine d’entrées en cours) mais, depuis quelques temps, j’ai beaucoup de mal à mobiliser mon énergie pour finaliser des textes, couper les parties non pertinentes, assurer mes liaisons, et présenter un boulot à peu près finalisé. Résultat, je vais employer la méthode de bien des bloggueurs pour avoir du contenu pour peu d’efforts : Racketter les neurones de leur pauvre lectorat. Bref amies lectrices, amis lecteurs, public méconnu, mais néanmoins chéri, mon amour, je compte sur vous. Comme j’ai envie de vous faire bosser, je vais vous proposer un jeu, comme ça, ça fait jeune et sympa, ça ne change rien, mais vous ferez comme si vous ne vous en étiez jamais rendu compte. Les règles du jeu sont les suivantes : Je fournis une citation à commenter. Vous avez jusqu’à la fin du mois prochain pour proposer un texte de commentaire. Si vous parvenez en plus à me pasticher, c’est encore mieux. Le (ou les si je me sens bon) meilleur(s) texte(s) seront récompensés d’une invitation à dîner. J’accepte les propositions sous à peu prêt tout format accessible de moi, commentaire, mail, entrée blog pour peu qu’on me la signale… J’espère juste ne pas avoir à relancer tout ce que ce blog compte de lecteurs, réguliers ou épisodiques, pour obtenir deux petites réponses de rien du tout. La citation à commenter sera un proverbe espagnol : Hablo el buey, y dijo: mu. Ce qui veut dire en bon français : le hibou a parlé, et il a dit : « hou ». A vos plumes.15 maart « Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur » Jean-Paul SartreVoilà une entrée qui devrait me faire des amis. Je vais parler ici de superstitions et beaucoup vont se sentir visé-e-s. Et comme ils auront raison. D'autres ne se sentiront pas concernés. Et ils auront tort. Au risque de me faire traiter de rationaliste extrémiste et de scientiste, je m’en vais quand même traiter des mots de Jean-Paul Sartre (pas le bouquin, juste la grosse poignée de caractères que vous avez lu il y a quelques instants) L’esprit humain est ainsi fait qu’il cherche toujours à identifier les chaînes de causalité. La mise en relation d’éléments disjoints pour établir une causalité entre eux, est une des formes de ce que nous appelons l’intelligence. C’est d’ailleurs très pratique dans la vie courante, ne serait-ce que pour comprendre qu’en appuyant sur un interrupteur on allume, qu’en tournant une clé dans une serrure on ouvre ou qu’en emboîtant une prise male dans une prise femelle l’eau de la bouilloire au bout du fil se met à chauffer. Aussi utile et performant soit le mécanisme qui nous permet d’établir ainsi des liens de causalité, il a un revers : A force de chercher à découvrir des liens entre les choses qui en ont, on finit parfois par en voir là où il n’y en a pas. A titre d'exemple, un des domaines pour lesquels ce phénomène est le plus évident: le jeu, et notamment le sport. Voilà un domaine ou les gris-gris disputent aux rituels ou autres vêtements fétiches. Jusqu’à l’icône, Zinedine Zidane, qui avoue lui-même qu’il met la chaussure gauche en premier, toujours. Je ne pense pas que quelqu’un, et surtout pas lui, ne croit un seul instant que l’ordre dans lequel on met ses chaussures à une importance sur la qualité du match qu’on va disputer. Et pourtant, notre esprit est ainsi fait qu’il a tendance à vouloir nous imposer ce genre de rituel. Et le plus fort, c’est que plus on y croit, et plus le « mauvais signe » va être puissant. Parce que notre superstition va nous perturber, et finalement nous « porter malheur ». La superstition peut éventuellement nous « porter bonheur » en nous confortant dans une pensée positive. Mais il faut bien dire que le cas est plutôt rare et que la superstition finit par être perturbatrice. Evidemment, toutes les superstitions ne sont pas aussi trivialement sans fondement que celle-ci. La plupart du temps nous ne prenons même pas la peine de s’interroger sur l’inanité de nos superstitions, tant nos rituels nous paraissent (et sont d’ailleurs) naturels. En ce qui concerne les superstitions les plus couramment réparties dans la population (fois diverses, phénomènes « paranormaux », pseudo-sciences…) les tenants les plus fervents de ces superstitions, et surtout ceux qui en vivent, cherchent quand même à rationaliser les phénomènes a posteriori. On parle de théories sans chercher à vérifier leurs fondements, en pensant que le vocabulaire suffit pour une démarche scientifique. Dans le pire des cas, on botte en touche du classique « de toute façon on ne sait pas tout ». Ce qui revient, à mon avis, à planter des drapeaux bleus dans son jardin de banlieue pour éloigner les girafes. La meilleure preuve que ça marche, c’est qu’il n’y en a pas, des girafes, dans mon jardin. Personnellement, je considère que ces superstitions, chaînes de causalités établies et non expliquées, sont des obstacles à ma bonne interprétation du monde, outre le fait qu’elles portent malheurs. Alors je les fuis comme la peste. Libre à vous de faire différemment et d’y trouver une illusion de meilleure compréhension du monde. Au passage, le phénomène de superstition est encore renforcé par un autre de nos instincts : celui qui fait que nous avons tendance à voir ce que nous regardons, et donc à renforcer inconsciemment notre perception du monde. Mais je pense que je vous parlerais de saint Thomas une autre fois. 06 maart « Pense que, si rien n’est sur, il est un torrent qui charrie de l’or» Romain HumeauJe suis navré de ce phénomène (ou pas, diraient certains de mes camarades de jeu, et en l’espèce ils auraient sûrement raison), mais il semblerait que mon temps disponible soit en assez nette diminution, et ce sont les textes que je vous livre ici, tels des bouteilles à la mer jetées sur les autoroutes de l’information (j’imagine la scène de quelqu’un jetant des bouteilles sur une autoroute, et ça m’amuse beaucoup, comme quoi il me faut peu) qui semblent en pâtir. Pour me faire pardonner, en attendant la finalisation d’un certain nombre de textes en cours, mais je ne dois pas être d’humeur très finalisatrice en ce moment (oui, je sais, barbarisme, na na na), voici un petit extrait de « prends ma main » splendide texte sur lequel je vous conseille de vous pencher, même si je me doutes bien que vous n’en ferez rien, bande de fainéant. Je profite du fait, que je ne pense pas qu’il y ai besoin d’interprétation derrière tout ça, en tout cas rien dont je sois capable, pour vous le livrer tel quel, débrouillez-vous avec ça… |
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